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Pratiquer seul, c’est progresser plus vite

A mes 16 ans, j’ai commencé à me passionner pour la musculation. Mes parents m’avaient offert un beau petit banc multifonction pour mon anniversaire, avec quelques haltères. Depuis je m’entraînais presque tous les jours.

Puis, pour mes études supérieures j’ai dû quitter le foyer familial pour la ville, et je me suis retrouvé dans une chambre étudiante de 12m2.

L’espace confiné rendait l’entrainement à domicile difficile. J’aurais pu m’inscrire en salle, mais je ne l’ai pas fait. A vrai dire, je ne voulais continuer la musculation, mais j’étais effrayé par l’idée de me retrouver seul dans une pièce, entouré de gens que je ne connais pas. Cela m’aurait mis mal à l’aise. Je préférais attendre de trouver quelqu’un d’autre, un « co-équipier », avec qui m’entraîner.

Au final, je n’ai plus fait de musculation entre 2006 et 2012. Ce n’était même pas à cause d’un manque d’envie. C’était une simple question de zone de confort : plutôt que de devoir en sortir, je préférais rester chez moi à ne rien faire, et tirer un trait sur la muscu.

Je n’ai repris que 6 années plus tard, quand un ami – dans la même situation que moi – m’a proposé d’aller m’entraîner avec lui.

Parce que je n’avais pas à m’y rendre seul, c’était beaucoup plus confortable d’aller dans une salle de sport.

Mais ce ne fut pas l’idéal pour autant  :

  • A cause de nos emplois du temps qui ne coïncidaient pas toujours, nous nous entraînions qu’une 1 à 2 fois par semaine ensemble.
  • Et parce que nous discutions (suggestion : conversions) beaucoup, nous ne tirions pas le maximum de chacune de nos séances d’entraînement.

Après avoir repris le goût de l’entraînement, j’ai très vite compris les limites de l’entraînement à deux. Mais là encore, je ne me voyais pas y aller seul au début.

Finalement, après quelques semaines d’entraînement, j’ai senti que si je dépendais de mon partenaire, je ne progresserai jamais aussi vite que je le voulais. Alors cette fois, j’ai décidé d’y aller seul, même si ça signifiait me mettre dans une situation un peu inconfortable au départ.

C’était en partie parce que, depuis 2006, j’avais appris le concept de zone de confort grâce à la séduction…

En effet, je me suis senti un peu mal à l’aise au départ (normal !). Mais au rythme de 5 séances par semaines, après une dizaine de jours, la salle de sport est devenue comme ma seconde maison. J’ai commencé à m’y sentir parfaitement bien.

Bilan : quelques mois plus tard, j’avais pris 8 kilos de masse musculaire, et j’avais un corps plus athlétique que jamais !

Tout cela parce qu’en pratiquant seul :

  • Je pouvais aller m’entraîner régulièrement, dès que j’en avais envie et que mon emploi du temps me le permettait. Ça pouvait être à 9 heures du matin, ou à 20 heures le soir.
  • Je pouvais me concentrer à 100% sur mon entraînement.

C’est ce qu’il me fallait pour faire de gros progrès rapidement.

Cette amélioration fulgurante surprenait tous les mecs qui fréquentaient la salle. Toutes les semaines, on me disait que « j’avais pris », on me demandait des conseils, etc.

Mais je n’étais pas surpris car ce n’était pas la première fois que je m’étais mis à pratiquer à fond une activité seul, et à faire de gros progrès.

En fait, j’avais déjà fait la même chose, avec une réussite comparable, en séduction.

Et c’est là où je veux en venir…

Draguer seul, pourquoi est-ce important ?

Pratiquer seul aide à progresser plus vite

Vous devez draguer SEUL. Cela vous permettra de progresser plus vite !!

Ma situation, quand j’ai commencé à aborder, était tout à fait comparable. J’étais dépendant de mes wings. S’il n’y avait pas une autre personne pour m’accompagner, je ne sortais pas.

Mais comme ils n’étaient disponibles pratiquement que les week-ends, je ne draguais pas plus d’une fois ou deux par semaine.

Pire encore, dans les moments où j’étais dans un très bon état interne – quand je sortais des cours avec beaucoup d’énergie, ou quand j’étais seul chez moi à ressentir une forte envie de draguer – je ne faisais rien ! Je ne capitalisais pas en allant aborder, parce qu’il aurait fallu que j’y aille seul.

En plus, mes wings, que je rencontrais via mon Lair, devenaient de très bons amis rapidement. La drague, plus que n’importe quoi d’autre, forge l’amitié…

C’était une bonne chose en soi, mais cela avait un effet secondaire : ça transformait la plupart de nos sessions en longues discussions, et parfois en grand n’importe quoi.

 Je ne pouvais pas me concentrer correctement sur la pratique, et je laissais filer des tas de jolies filles.

C’est seulement quand j’ai commencé à draguer seul, quand je me suis mis à pratiquer régulièrement et à être entièrement concentré sur la pratique durant mes sessions, que j’ai vraiment bien progressé.

Mes débuts en solitaire ont été difficiles. Je ne me sentais vraiment pas à l’aise. J’avais même l’impression d’être un peu « suspect » en me promenant seul dans la rue. Comme si les gens (et les filles) se doutaient que j’étais là pour draguer.

Cela a pris du temps avant que je ne me sente parfaitement à l’aise en session solo, avant que je fasse de la rue ma « seconde maison ».

J’ai dû sortir 3 jours consécutifs pour commencer à faire une première approche tout seul. Et cela a nécessité au moins une dizaine de sessions supplémentaires pour que je sois capable d’aborder aussi facilement seul qu’accompagné.

C’est vous dire à quel point il est dur d’élargir sa zone de confort à la drague en solo… Mais c’est une nécessité pour devenir totalement acteur de sa progression. Vous ne le serez jamais suffisamment si vous dépendez des autres pour sortir, et si vous n’êtes jamais 100% concentré sur la pratique.

Vous gagnerez énormément à élargir votre zone de confort à la pratiquer en solo.

Rappelez-vous : l’inconfort n’est que temporaire, et une fois que vous êtes à l’aise, vous avez tout le reste de votre vie pour en profiter ! 

Bien entendu, vous n’avez pas à être seul tout le temps. Sortir avec d’autres dragueurs – surtout s’ils sont expérimentés et peuvent vous donner de bons conseils ou vous contaminez avec leur enthousiasme – est une TRES bonne chose. Et avoir un réseau d’amis dragueurs avec lesquels discuter, s’entraider, partager ses histoires, etc., est fondamental pour devenir bon. Mais ne dépendez de personne !

  • Pratiquez quand vous en ressentez l’envie, où vous l’avez décidé.
  • Prenez l’habitude de « cogiter » tout seul avec vos pensées, vos peurs, votre intuition et vos idées (c’est difficile à expliquer, mais vous pouvez avoir de véritables « révélations » parfois en étant seul avec vos pensées).

C’est en procédant ainsi que vous combattrez le mieux votre petite voix négative, où vous découvrirez votre vrai style.

Ayez des mentors, des confidents, et des soutiens. C’est indispensable ! Mais ne dépendez que de VOUS-MÊME.  Personne d’autre que VOUS ne vous fera devenir musclé, séduisant, riche ou cultivé, à votre place. Vous devez pratiquer aussi bien seul qu’accompagné.

Et, ce que je vais dire va peut-être sembler dur, mais si vous n’avez le courage de progresser seul, alors vous ne méritez probablement pas de réussir

Il est grand temps de vous dépasser, MAINTENANT !!!

À propos Chrys

Je suis l’auteur de plus de 250 articles sur la séduction. Je donne aussi des coachings et des consultations sur la drague en journée, la séduction et la gestion de relations . Chaque semaine, j’envoie de nouveaux articles gratuitement par emails.

12 plusieurs commentaires

  1. article sympa 🙂 personnellement je préfère seul, et avec mon pote pour s’amuser. dis moi si tu avait plus de la trentaine et que tu voudrais te posé. ….tu viserait quel âge ?

    • Ça dépend ce que tu appelles te poser…

      Mais si c’est emménager avec une femme, commencer à fonder une famille, etc. Je dirais plutôt entre 35 et 40. Rien ne presse, mais c’est l’intervalle entre le moment je pense que j’aurais à peu près fait le tour de mes objectifs – ou je pourrais me consacrer à fonder une famille – et le moment je risque à devenir un « vieux père », comme j’aimerai tout de même pouvoir profiter de mes enfants.

      Peut-être que ça se fera plus tôt ou plus tard. Tout n’est pas prévisible dans la vie. Mais je me vois plutôt démarrer une vie commune et devenir père dans ces eaux-là.

  2. ok, du coup tu ciblerai des femmes de quel âge ?ou l’âge n’a pas de réel importance en ce qui concerne la gente féminine.

    • Ce n’est pas le critère le plus important, mais puis-ce je préfères rester avec une femme un minimum attirante au moins durant les 20 prochaines années, disons… plus proche de la vingtaine que de la soixantaine :-).

  3. Je me demande Chris selon toi et ta propre expérience.. Que considère tu comme le plus difficile en drague de rue?

    • Je pense que, tant qu’on ne s’y est pas encore habitué, les moments de « moins bien » sont difficile.

      C’est quand, après une bonne série, on retombe dans une mauvaise série… Parce qu’on croit avoir enfin la réussite qu’on espère, et d’un coup tout va moins bien : on prendre plus de rejets, les numéros qu’on avait pris ne répondent plus, etc. Et d’une on retombe de notre nuage, et de deux on a l’impression de ne pas avoir avancé.

      C’est une épreuve psychologique très difficile, qui vient quand on est intermédiaire, c’est à dire assez bon pour obtenir quel résultats (numéros, rdv, même quelques Fclose), mais pas assez pour qu’ils soient constants. C’est à dire qu’on a parfois de long passages à vides, qui sont des périodes de doutes (jusqu’au prochain résultat).

      C’est probablement le plus dur dans le parcours d’un dragueur.

  4. Je partage ton ressenti, néanmoins je pense que ça peut arrivé aussi à une niveau avancé après certainement qu’on le gère pas de la même manière qu’au début ou au milieu. merci très intéressant 🙂

  5. les séries négatives sont un vrai calvaire, c’est clairement pas bon pour l’estime de soi….

    draguer seul est clairement le meilleur moyen pour progresser, on forge mieux nos préférences et ça permet de renforcer notre personnalité et de moins dépendre des autres.

    Le bon coté quand on est a plusieurs c’est qu’on est plus motivé ,que c’est plus facile de relativiser et de rebondir face à une ou des mauvaises réactions.

    Mais le constat que j’ai finis par faire, c’est qu »il vaut mieux s’habituer à draguer seul, car quand on vieillit chacun finit par faire sa vie.

    Mais la drague à plusieurs reste un bon support au début à condition d’avoir de bons coéquipiers : )

    • c est la phrase de Napoleon « on ne fait bien que ce qu on fait soi meme » il y aura plus de mérite et d estime de soi,d avoir réussi une démarche difficile;que de se reposer sur,meme des amis,car si on est pris au dépourvu..on ne sera pas gérer..
      hier encore dans le métro,ou la rue,les filles avaient un visage ,fermé,préssé… franchement rien à faire… je me suis assis à un mur,et 4 filles ;2 a gauche,une a droite sont venues s asseoir,mais comme ça pour parler,ou manger,et bien rien..pas une n a daigné lever le regard une seconde….décourgeant quand meme…:(

  6. Autre avantage de draguer seul: c’est que vous etes votre seul juge et vous vous en foutez. vous évoluez par rapport à vous, au fait de dépasser sans cesse votre zone de confort, et pas par rapport à faire la concurrence avec un wing/ un ami. l’un des aspects néfastes dans le fait de draguer accompagné, c’est la sorte de concurrence interne qui nait automatiquement et qui fait qu’on ne s’entraine pas sur l’aspect précis qu’on est venu améliorer parce que trop occupé à faire une sorte de concurrence sur les résultats vis à vis du coéquipier.. du coup même si on close, on sait que ce n’est qu’un leurre car on n’a pas véritablement progressé car notre zone de confiance n’a pas évolué.

    Pour ma part , tout débutant de chez débutant doit commencer seul sur le terrain au moins 3 mois de façon régulière et sur différents terrains de la rue à différents horaires ( à cette étape seules les couilles personnelles de chacun déterminent l’avancée), avant même de le faire avec un ami quelqu’un de plus expérimenté. En le faisant, on est plus apte à bénéficier des conseils de quelqu’un de plus expérimenté, à filtrer les conseils sur le net, ou a draguer avec un ami.

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