En faire moins - clé de la séduction

En faire MOINS : la vraie clé de la séduction


En faire moins, pas plus.

C’est une phrase qui résume la philosophie que j’ai toujours cherché à transmettre à propos de la séduction.

Dans les années 2010, quand j’ai commencé à écrire mes premiers articles de blog, la plupart des « apprentis dragueurs » – incités par les coachs en séduction –  étaient dans la surenchère de techniques. 

Ils pensaient que plus ils en sortiraient au cours de leurs interactions, plus les femmes s’intéresseraient à eux.

De mon côté, je conseillais de faire l’inverse ! 

  • D’oublier les techniques d’attraction “verbales” – les push & pull, les storytelling “DHV”, etc.
  • De ne pas chercher à se “Prizer” ni à être “cocky & funny” – en tout cas pas de prime abord, et surtout pas à outrance.
  • De limiter le temps d’interaction –  surtout lors de la rencontre initiale (une interaction courte qui se termine sur une bonne impression vaut mieux qu’une interaction longue qui se termine sur une impression quelconque).  
  • De lâcher prise avec la pression de la performance – il s’agit d’avoir une conversation sympa, pas de faire un one man show !

L’idée était (et elle l’est toujours) la suivante : 

On y va, avec le plus d’excitation ET le moins de pression possible, puis on voit ce que ça donne !
  • Si ça se passe bien, tant mieux !… on continue (= on escalade). 
  • Si ça se passe mal (ou moins bien qu’on l’espérait), tant pis !… on part, à l’affût de la prochaine opportunité. 

Aujourd’hui, la drague « minimaliste », sans technique verbale ni méthode ultra structurée, est devenue la nouvelle norme.

Logique : c’est l’approche la plus efficace. 

C’est une forme de darwinisme en fin de compte… Les théories qui sont belles sur le papier (parce que bien “marketées”), mais inefficaces dans la réalité finissent par être mises de côté.

Mais ça ne veut pas dire que la nouvelle génération d’apprentis dragueurs/séducteurs se débrouille mieux, juste parce qu’ils ne perdent pas leur temps à apprendre des méthodes et techniques aussi compliquées qu’inutiles. 

L’usage à outrance de ces techniques n’était qu’un symptôme. 

La cause qui incitait les mecs à faire usage de ces techniques est quant à elle encore présente. C’est juste qu’elle se traduit différemment aujourd’hui.

Le besoin de surcompenser

Cette cause, c’est le besoin de surcompenser.

Les mecs ont toujours la même peur de ne pas plaire, le même sentiment de ne pas être « assez bien ». Donc ils se sentent obligés de faire quelque chose de spécial – et en réalité de superflu – pour caresser l’espoir de plaire aux femmes.   

Avant c’était de sortir l’attirail des techniques verbales, en suivant parfois une méthode structurée en 15 phases.

Aujourd’hui, c’est en simulant une “alphaness” exacerbée ; et parfois en mentant outrageusement sur leur statut social. 

La faute à quoi ? Aux contenus qu’on trouve en masse sur les réseaux sociaux.

Des contenus qui :

  1. Prônent un « retour à la virilité » – ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, mais comme elle n’émane pas d’un processus naturel, ils s’en « bricolent » une très caricaturale, inspirée de la pop culture américaine (artistes musicaux, films et séries).
  2. Rabâchent à longueur de journée que « les femmes sont hypergames™ », et laissent entendre qu’il faut nécessairement être friqué (ou prétendre l’être) pour espérer les intéresser.

Je vais dire une chose ici, que j’espère ne pas avoir à répéter encore et encore…

OUI, être masculin plaît aux femmes. Bien gagner sa vie aussi. 

Je ne prétendrai jamais le contraire.

Mais c’est comme à la belle époque de la communauté de la séduction…

Pour séduire, avoir de la conversation, avec un minimum de répartie et d’aisance sociale, est ESSENTIEL… mais NUL BESOIN d’être un incroyable “storyteller” (d’histoires DHV), ni de sortir une punch-line cocky ou un push & pull toutes les 3 secondes.  

De même, être un homme qui dégage un certain charisme, de par son assurance et sa maturité, est important… mais NUL BESOIN de montrer qu’on est un super “Alpha” premium, en bombant le torse et en exhibant une fierté exacerbée !

En outre : à moins que tu ne vives à Dubaï, je ne suis pas certain que tu tombes souvent sur des Nabila bis, à la recherche de leur pendant masculin.  

C’est comme ce que je disais à propos de la Mystery Method à l’époque.

Peut-être que ça marche à merveille sur les stripteaseuses à Las Vegas… Peut-être ! 

Mais dans nos vies de tous les jours, on croise rarement ce genre de profil.

Nous, on drague plutôt des étudiantes et des employées de bureau – donc pas besoin de démarrer la conversation avec un « opinion opener » incluant un neg, suivi de 3 routines DHV !  

De même, pas besoin de louer un Lamborghini à la journée, et de faire croire aux filles qu’on en est l’heureux propriétaire.

Tu n’as pas besoin de t’inventer un statut pour intéresser des femmes (normales) ; ou alors c’est que tu te débrouilles TRÈS mal !

C’est avant tout un problème d’état d’esprit et d’innergame en réalité.

« Reformater » ses croyances

Trop de mecs développent, notamment durant leur jeunesse, une vision à la fois trop caricaturale et généraliste de ce qui plaît aux femmes. 

Je te donne un exemple…

Si je te dis :

“Les femmes aiment les abdos.”

Dans l’absolu, cette affirmation est vraie.

Les femmes sont attirées par les abdos bien dessinés.

Mais… 

1. Est-ce que ça veut dire qu’il faut FORCEMENT avoir des abdos saillants pour avoir une chance de plaire ? 

Réponse : non !

Je te garantis que tu peux plaire sans avoir jamais fait un seul crunch de ta vie ! 

Avoir des abdos, c’est MIEUX qu’avoir de la brioche, mais ce N’est PAS indispensable.

2. Est-ce que TOUTES les femmes raffolent des abdos ? 

Non plus.

Rappelons-nous déjà qu’il y a certaines femmes qui ne sont pas du tout attirées par les hommes. Elles représenteraient environ 1% de la population féminine en France.

Et parmi les 99% qui le sont, toutes ne craquent pas sur des abdos saillants.

C’est comme pour une grosse paire de seins…

  • Il y a des hommes qui ADORENT.
  • Il y a des hommes qui aiment, sans que ce soit un critère fondamentalement important pour eux.
  • Il y a des hommes pour qui la taille des seins est largement secondaire.
  • Et il y en a quelques-uns qui détestent carrément, parce que pour eux les femmes à gros seins sont des « grosses ».  

Il y a une tendance générale, certes – ça a tendance à attirer davantage les hommes que ça ne les repousse –, mais tous les goûts sont dans la nature !

Eh bien c’est la même chose dans l’autre sens.

Aussi bien pour les abdos que pour maintes autres critères – physiques ET non-physiques.

Évidemment, l’éventail des goûts n’est pas toujours aussi large que dans mon exemple. Je ne connais aucune femme qui ne préfère pas les hommes plus grands, ou qui ont confiance en eux (pour certains critères, la différence de goût se situe juste dans la proportion). Mais tu as saisi l’idée !

Soulignons aussi que les mecs qui s’intéressent à la séduction ont généralement un passif négatif avec les femmes… 

Ils ont souvent été rejetés et ont enchaîné les déceptions amoureuses quand ils étaient plus jeunes. 

Par conséquent, la croyance qu’ils ne sont pas assez bien, et que pour plaire ils DOIVENT faire croire aux femmes qu’ils sont MIEUX qu’ils ne le sont en réalité, s’est bien ancrée dans leur subconscient.

Résultat : ils ne peuvent pas s’empêcher de surcompenser, en montrant des qualités qu’ils n’ont pas. Soit parce qu’ils pensent que c’est une absolue nécessité pour plaire aux femmes ; soit parce qu’ils ne se sentent pas à la hauteur en restant eux-mêmes ; soit les deux à la fois.

Il n’y a pas de mal à vouloir séduire, et à se montrer sous son meilleur jour pour ça.

Ça fait même partie du jeu. Comme une femme qui s’apprête bien pour un rendez-vous, avec une belle robe et une touche de maquillage.

Mais surcompenser, c’est autre chose. 

Si tu n’es pas attiré par une femme, elle aura beau s’habiller de façon ultra provoquante, comme si elle allait faire le tapin toute la nuit, et se foutre un kilo de fond de teint sur la tronche, ça n’y changera RIEN ! 

À vrai dire, ça aurait même de bonnes chances d’être contre-productif. Ce serait tellement “too much” que ça en deviendrait repoussant !  

C’est pareil quand tu te la joues “mec ultra viril et caractériel”. 

Non seulement ce n’est pas utile, mais c’est contre-productif parce que les femmes sentent que tu en fais trop, que tu te donnes des allures, que tu n’es pas naturel. 

Voici la réalité :

Pour dégager une “vibe” séduisante, il faut NECESSAIREMENT un haut degré d’authenticité dans sa manière d’être.

Être authentique, c’est se présenter tel qu’on est. 

C’est aussi sous-communiquer : 

J’ai suffisamment confiance en moi et en mon potentiel de séduction pour être MOI-MÊME devant toi ! 

Ça paraît simple sur le papier.

Mais c’est loin d’être aussi simple qu’il n’y paraît. 

Tant qu’un mec n’a pas adopté un bon état d’esprit et effacé ses complexes vis-à-vis des femmes, c’est très (trop ?) difficile pour lui de ne pas surcompenser et se montrer suffisamment authentique. 

Ça demande un (gros) travail sur soi en amont. 

Savoir être authentique ne veut pas dire qu’on plaira à n’importe qui !

Il ne faut pas voir l’authenticité comme une sorte de technique d’attraction. Ça n’en est pas une.

C’est un signal positif envoyé aux femmes, mais ce n’est pas ce qui va te rendre irrésistible. 

Pour réellement augmenter ton capital attraction, il faut continuer à faire le travail nécessaire pour améliorer ton apparence et ton attitude dans ta vie de tous les jours. Il n’y a AUCUN substitut ou raccourci à ça.

En revanche, si l’authenticité n’est pas vraiment une technique d’attraction, j’ai envie de dire que la surcompensation, quant à elle, est une “technique de répulsion” efficace. 

Plus on en fait, pire c’est !  

Conclusion

Il ne s’agit pas seulement d’avoir un « game » naturel – dans le sens de ne pas utiliser de technique d’attraction ou de méthode ultra structurée. 

Il s’agit aussi d’avoir un comportement naturel !

Il faut arrêter de s’observer quand on drague. De « calculer » ce qu’on dit, ce qu’on fait, et comment on se comporte. De se demander si on agit de manière assez “alpha” (ou whatever) ou pas.

Il faut être dans le moment présent, arrêter toute cette branlette intellectuelle. 

Tu es assez bien pour plaire sans avoir à faire ça en plus ! 

En faire PLUS, c’est souvent en faire TROP.

Et si tu ne l’es pas assez pour la fille… 

  • Soit c’est subjectif : tu n’es tout simplement pas à son goût. Et ce n’est pas grave, tant que ça n’arrive pas TROP souvent (pas besoin de plaire à TOUTES les femmes ; plaire à certaines est suffisant).
  • Soit il y a un (plus ou moins) gros travail préalable à faire, pour devenir une meilleure version de toi-même – la version 2.0 ! –, qui plaît à un plus grand nombre de femmes. 

Surcompenser ne remplace pas ce travail !

Pour reprendre une métaphore que j’ai déjà utilisée par le passé : 

Surcompenser dans l’espoir de plaire, c’est comme vouloir redoubler d’efforts pour réussir un examen qu’on n’a pas révisé…

Ça m’est arrivé quelques fois de me pointer à un oral sans l’avoir préparé. 

Et à chaque fois, j’ai eu beau me démener pour donner l’air de connaître à peu près mon sujet devant l’examinateur, la note n’a jamais été bonne ! 

C’est mieux, et de très loin, d’aller à son oral bien préparé, après avoir appris son cours. En ayant fait son boulot d’étudiant ! 

Ça nous permet de répondre aux questions spontanément, sans avoir à trop cogiter, et de ressortir avec une bonne note !

C’est la même chose pour l’attirance : il faut faire son « boulot de séducteur » en amont !

Chrys

À propos Chrys

Chrys, blogueur et coach en séduction depuis 2011.

2 plusieurs commentaires

  1. Merci coach ! Je pense vraiment qu’il faut rester authentique avec les filles mais surtout il faut toujours chercher à devenir la meilleure version de soi même( développement personnel) , c’est ce qui rend cette authenticité plus efficace. Un homme bien habillé, qui prend soin de son corps et qui est sur des projets importants ou qui est un cadre quelque part, l’authenticité va lui rendre très attirant pour une fille que un gars normal qui aura toujours du mal meme en étant authentique , à moins qu’il baisse vraiment ses standards.

    • Un homme bien babillé, qui fait du sport et qui a des projets est à la base un gars normal et pas un surhomme… ^^

      Tous le monde peut devenir meilleur il faut juste se prendre en mains.

      Ce qui est frustrant c de voir des racailles ou migrants qui ne foutent rien de la journée et qui fume de la drogue et avoir des femmes alors que les coachs disent qu’on aura plus de résultats si on se casse le cu et qu’on s’améliore ce qui n’est pas toujours vrai.

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