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Les séducteurs de l’Histoire. Clark Gable : quand séduction rime avec ascension…

Clark Gable : quand séduction rime avec ascension…

 

Annex - Gable, Clark_26Clark Gable… un acteur de cinéma ? Non. Cet homme, c’est d’abord une présence. Des yeux plissés lui donnant ce regard si puissant, une fine moustache comme indice d’une virilité, des cheveux noirs intenses plaqués vers l’arrière qui trahissent son tempérament de fonceur et puis… ce fameux sourire au coin des lèvres aussi subtil que la Joconde. Clark Gable c’est surtout un personnage.

Clark Gable : précurseur du séducteur contemporain

Son style unique le fit s’imposer tout naturellement au cinéma. Il inaugura dans les années 30 un nouveau genre : le séducteur canaille.

Un peu romantique, mais surtout viril, cynique, prétentieux, spontané et aventurier, il apporta une nouvelle bouffée d’air frais au cinéma américain. Son caractère direct l’a d’abord cantonné dans des rôles de méchant au théâtre et lors de ses premiers métrages au cinéma comme dans The Last Mile et Night Nurse. Puis des rôles de plus en plus importants lui sont confiés au fur et à mesure.
Sa filmographie est prolifique et prétendre que cet homme fait partie des étoiles d’Hollywood est un quasi-euphémisme.

Il fascinait autant les femmes que les hommes. Son tempérament plein de fougue le rendait sympathique auprès de beaucoup de personnes. Il était sur le grand écran comme il était à la ville.

Clark Gable dégage beaucoup de charme. Il concentre en lui bon nombre de symboles masculins comme : une grande taille, une moustache, et une voix suave.

Son langage corporel est quasiment parfait ; droit comme un I, il dégage beaucoup d’assurances lorsqu’il marche ou quand il converse avec une personne.
Inspirez-vous de lui. Visionnez ou revisionnez ses plus grands succès comme Gone with the wind : ses placements de corps sont de l’art.

Il a une façon de parler avec les gens qui inspirent de la franchise. Sa poignée de main est franche, et lorsqu’il s’adresse à une femme qu’il courtise, il se place face à elle lui tenant fermement ses épaules (autre composante de la Séduction, appelée contact kinesthésique ou kino) ou bien lui faisant face à quelques centimètres seulement, brisant ainsi la sphère d’intimité.
Ses gestes sont parfois brusques sans être brutaux, nerveux sans être agressifs tout en conservant une attitude général élégante : Clark Gable est un imprévisible. Et c’est encore un autre atout séduction dans sa manche.

Le charme de l’imprévu

Les femmes sont plus sensibles que les hommes sur le plan du registre émotionnel. Effectuer une action auxquelles elles ne s’attendent pas et qui produit de la surprise est quelque chose de très excitant pour elles. Face à un homme imprévisible, les femmes ressentent de la tension, et l’anticipation très appréciée d’attendre une réaction dont elles ne savent ni quand, ni même si elle va se produire.

Exemple simple : dans une des scènes du film « No man of her own » l’actrice Carole Lombard (qui se mariera dans la vraie vie avec Clark par la suite) dans les bras de son partenaire lui déclare tranquillement ne pas être intéressée et devoir rejoindre un autre homme. Notre séducteur, nullement affecté continue à la tenir dans ses bras… Carole Lombard essaye de comprendre l’absence de réaction de cet homme. Elle s’attend à une réplique, un geste, même violent, mais rien ne se produit. Elle lui demande : « Cela n’a pas l’air de vous surprendre ? » Devant la froideur et l’impassibilité apparente devant elle, Carole lâche cette phrase : « […] vous me fascinez… » Alors Clark sans mot dire se rapproche de sa partenaire assise à cet instant sur un fauteuil et la tire par les mains vers lui en la forçant à se lever, mais sans aucune violence avec même une infinie douceur. La réaction de Carole est on ne peut plus illustrative : les épaules contractées, elle frissonne ne sachant où ce geste de son partenaire va la mener. La suite immédiate se termine par un baiser fougueux… L’imprévisibilité est donc un des sels du charme pour les femmes, ne l’oubliez pas.

Être sexué

Une conversation sexuée. Qu’est ce que ça signifie ? Qu’il place dans chaque phrase des mots se rapportant au sexe ? Non il n’en n’a pas besoin, et en plus de passer pour un pervers c’est complètement improductif. Alors comment sexuer une conversation ? Il n’y a pas besoin de faire de discours long et complexe : en fait il y a plusieurs façons de procéder mais arrêtons nous sur la façon de faire de notre acteur.

Sa technique ?

Une conversation brève, mais claire et allant à l’essentiel sans verbiages inutiles.

C’est tout ? Oui c’est tout. Mais cette simplicité apparente cache en réalité un charisme puissant que bon nombre d’hommes seraient incapables d’imiter correctement. Clark Gable en parlant peu mais clairement, envoie à ses interlocuteurs de forts signaux de leadership. Dans sa façon de parler passent toutes ces idées implicites que le cerveau enregistre inconsciemment :

  • il ne cherche pas à plaire docilement à son auditoire,
  • il est un homme franc et direct,
  • il est sûr de lui (haute confiance en soi ou HSE pour High Self Esteem),
  • il est un homme fort.

C’est dans ce sens que les séducteurs vous conseillent de « sexuer » une conversation. Comme dans le règne animal, vous faites comprendre aux femmes mais aussi aux hommes que vous êtes un leader, un puissant ou un Alpha. Il y a un terme américain pour évoquer toute personne faisant preuve d’un fort potentiel de survie, consciemment ou non : on parle alors de DHV qui signifie Demonstration of Higher Value ou en français littéral, Démonstration Valeur Supérieure, une des composantes de l’Attraction.

Le regard

Le contact visuel : Son regard qui est pénétrant et sans détour, ne faiblit jamais dans les yeux d’un interlocuteur. Là encore les exemples de films où Clark use de ce fameux contact sont légions.
Cette méthode de séduction du jeu de regard, trop peu utilisée par les hommes dans notre culture – à l’inverse les femmes sont instinctivement plus douées à ce jeu – est pourtant très puissante parce qu’elle embarrasse, intrigue, surprend, charme la gent féminine… à condition toutefois de travailler l’acuité du regard. Cette technique comme beaucoup d’autres demande un minimum de pratique avant d’être internalisée de manière appropriée.

Le bad guy

On dit que les mauvais garçons font recette. Clark Gable a amené cette image au cinéma comme nul autre. Sans entrer dans le détail des mécanismes de la séduction, on est attiré par ce qui a plus de valeur que nous. Et le mauvais garçon, en plus de son côté imprévisible et excitant, a quelque chose d’attirant par ce comportement où il semble ne pas être attiré, ne pas se préoccuper. De là, il donne l’apparence qu’il a plus de valeur, et la gent féminine a tendance à y réagir instinctivement.

Clark Gable : une révélation avant tout.

Issu d’une famille modeste, dès l’âge de 16 ans, il cumule quantité de jobs précaires et mal payés. Très tôt déjà il ressent une certaine attirance pour le milieu théâtral.

Mais là aussi l’insuccès est au rendez-vous : il participe à quelques troupes mais sans éclats. Seul sans son père qu’il a quitté suite à une brouille, la réalité de la vie le rattrape sans répits. Il enchaîne alors entre 16 et 23 ans des menus travaux parfois non rémunérés et des cours de théâtre sans prétentions. Manœuvre dans des chantiers d’abattages, employé de magasin pour vendre des cravates, ouvrier dans les durs champs pétrolifères d’Oklahoma, etc. il accorde malgré tout, ses espoirs d’une vie meilleure dans le monde incertain de l’art.

En 1924, une rencontre va propulser sa carrière. Elle s’appelle Joséphine Dillon et va redonner confiance à ce jeune homme en qui elle croit.

Qu’imaginez-vous de Willy alias Clark à ce moment là ? Marqué par des conditions d’existence peu favorables à un épanouissement, Willy de son vrai prénom, était au départ un homme peu lumineux. Ses conditions de vie le trahissent souvent lorsqu’il se produit dans des pièces ou rencontre des gens : il a une attitude gauche, une voix encore juvénile et des manières d’un américain pauvre. Joséphine Dillon par ses conseils et sa patience va contribuer à forger un nouvel homme. Malgré la fragilité et les maladresses de Clark, elle perçoit en lui un talent évident. Elle le révélera au monde du cinéma, elle en a la conviction.

Il a énormément appris de cette femme. Comment adopter une attitude charismatique en toutes circonstances soit l’Alpha attitude, ou comment s’exprimer avec une voix chaude et grave, etc.

Le charisme est une composition de différentes caractéristiques dont nous en avons vu une (modeste) partie.

Le langage corporel, la confiance en soi, l’attraction en « Push And Pull », l’art de converser etc… sont des éléments qui se travaillent tout simplement par l’exercice. Car il y a une dimension fondamentale que le grand public ignore chez cet homme : son aura ne lui est pas venue comme un don.
Clark Gable s’est imposé comme star par les doubles vertus du travail et de la détermination. Comme lui vous pouvez développer ces recettes qui font les grands séducteurs.

Oui l’un des plus grands monstres du cinéma a dû faire l’apprentissage de la séduction. Il a commencé par les attitudes les plus basiques avant de réapprendre la confiance en soi et pouvoir dégager une projection émotionnelle forte.

On ressent sa force intérieure et sa détermination, son détachement, etc…

A ce moment là, le pied de Clark Gable dans le monde du cinéma et du théâtre sera un peu plus solide. Mais il doit encore faire ses preuves sur de longues années et ses revenus restent fragiles.

Une seconde rencontre en 1930 avec une femme riche et de relation va enfin lancer sa carrière : Ria Langham.

A son contact il aura une perception plus proche de l’élite new-yorkaise et en adoptera la plupart des codes. Les portes lui sont maintenant grandes ouvertes et il va enfin pouvoir laisser libérer tout son potentiel. La suite nous la connaissons :

  • It Happened one night (1934)
  • Mutiny on the Bounty (1935)
  • Et bien sûr Autant en emporte le vent (1940)

Pour ne citer que ses plus grands chefs d’œuvres parmi une floraison de métrages.

Avant sa véritable percée dans le cinéma, les rares photos de son adolescence, le montrent sous son aspect plutôt chétif et discret. Il confesse lui-même lors d’une interview ne pas être spécialement attirant, quand bien même dans sa vingtaine entamée il commençait à monter sur les planches de Broadway :

Ce fameux pouvoir que, paraît-il, j’ai sur les femmes, personne ne l’a jamais remarqué quand je jouais à Broadway. J’ignore quand il m’est venu, et je suis bien incapable de l’expliquer. »

Ne versons pas dans le mysticisme : Clark Gable est devenu le grand séducteur d’Hollywood parce que c’est d’abord un homme d’énergie, de travail et de foi. Si on ressent sa force intérieure et sa détermination, ou son détachement, c’est parce qu’il a appris à les acquérir.

Il a su tirer le meilleur de ses rencontres, et a appris grâce aux gens qu’il a rencontré comment se hisser toujours plus proche du sommet ( notamment par quelques chirurgies esthétiques que l’on qualifierait aujourd’hui de banales). Son pouvoir de séduction s’est révélé à force d’abnégation et de volonté.

La leçon majeure de ce grand séducteur, c’est celle de l’apprentissage : il a grimpé pour obtenir son titre. Ce qui finalement donne encore plus de mérite à cet homme…

La séduction n’est pas un jeu de hasard. Elle est accessible, agréable à apprendre, mais avant tout souvenez-vous qu’elle se développe par une démarche, consciente ou non : c’est en travaillant que vous allez développer votre pouvoir de séduction.

Quelque sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Clark_Gable

En Anglais :

http://www.meredy.com/gable/

À propos Tiger

Un commentaire

  1. très bel article! J’aime bien avec steve mcqueen, marlon brando, paul newman, beaucoup de charisme.

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